Techniques

La conception assistée par ordinateur (C.A.O.) est utilisée pour les plans de ces horloges. Des heures de travail sont indispensables afin de rendre ces horloges fonctionnelles et fiables techniquement. Concernant l’usinage des pièces mécaniques d’une telle dimension, j’utilise la fabrication assistée par ordinateur (F.A.O.), qui permet d’usiner des objets avec un niveau de précision de l’ordre du 10ème de millimètre.               
Bien d’autres paramètres
techniques ont une importance capitale pour ces créations. La plupart des difficultés sont liées à l’utilisation du  bois qui est une «matière vivante ».
Une précision de travail rigoureuse passant des plans de conception et l’usinage effectué avec l’aide d’un portique de fraisage C.N.C. (commande numérique contrôlée) donnent un excellent résultat. Ce type de matériel associé à un logiciel puissant de C.A.O./F.A.O. est à même d’usiner des pièces mécaniques en bois avec un tel  niveau de  précision.

Le bois

Il est paradoxal d’utiliser du bois pour des mouvements d’horloges. Le bois est vivant et par nature instable (déformations dimensionnelles, sensible à hygrométrie et à la chaleur). Parmi les premiers modèles que j’ai  réalisés, le bois massif a donné des résultats très encourageant. D’ailleurs, des horloges avec train d’engrenage en massif fonctionnent parfaitement, elles nécessitent seulement des « soins » particuliers.
La stabilité mécanique des bois massif dans la construction d’engrenage étant délicate je préfère utiliser des matériaux à plis multiples.
Les techniques de placage d’usinage du bois permettent d’effectuer des réalisations impensables il y a quelques décennies.
J’utilise principalement, pour certains modèles horloges montées par nos soins, du contre-plaqué de bouleau de Finlande, plaqué noyer ou merisier pour les trains d’engrenages.
Les châssis et cadrans sont eux réalisés en massif. Ils sont cirés, sans teinte pour garder leur aspect naturel.
Les engrenages sont eux revêtus d’un produit de glisse spécifique et les cadrans sont gravés de chiffres romains.

 Contreplaqué de bouleau

Le contre-plaqué de bouleaux, type aviation, est utilisé pour la fabrication des divers engrenages de mes horloges. L’essence de bouleau est à la base d’une dureté et densité exceptionnelles.
Le contre-plaqué dit qualité « aviation » est composé de plis multiples d’une épaisseur de 0.5 dixième de millimètre. En fait, pour les contre-plaqués classiques et en fonction de leur épaisseur finale, les plis sont souvent au-delà de 1 mm d’épaisseur et leur composition de diverses essences telles que le pin, le peuplier ou l’okoumé.
Un contre-plaqué de 5mm classique, avec une âme de 3mm peuplier et deux couches de parement okoumé de 1mm, serait trop « tendre » pour envisager la fabrication d’engrenages.
Les variations hygrométriques causeraient des risques importants de déformation des engrenages, la dureté de ce type de contre-plaqué serait trop faible pour supporter la pression exercée, par exemple sur l’engrenage « moteur » d’une horloge.
Pour cause, l’engrenage moteur des horloges à foliot supporte une pression de 1kg500 sur ses dents, le poids moteur de la Kinéma Tempus supporte un poids de 3kg100 !!
 
Pour en revenir au contre-plaqué utilisé dans mes horloges, son épaisseur est de 6 mm et, est composé de 12 plis de bouleau (pour les personnes intéressées, nous pouvons envoyer un échantillon gratuit de contre-plaqué, il vous suffit de nous envoyer, au tarif en vigueur de la poste, une enveloppe timbré à votre nom et adresse)
 
Ce contre-plaqué est appelé « aviation » parce qu’à la base il est utilisé dans la fabrication de certains avions de tourisme.

Boîte à musique                                                                                                   haut     

Les boîtes à musiques et autres systèmes, incluant la musique dans les sonneries d’horloge, ont été utilisés les mécanismes parfois complexe, ont été mis en œuvre dans les horloges de la Forêt Noire, incluant cloches de verre et plus tard des cloches de bronze
 
Des horloges monumentales sont visibles dans les nombreux musée de la Forêt Noire en Allemagne, chef d’œuvre du génie inventif et mécanique orgues de barbaries des plus complexes, orgue de bois ou métallique
  
Antoine Favre serait l'inventeur du système de la boîte à musique cylindre. C'est lui en effet qui le 15 février 1796 présente au Comité de Méchanique de Genève son invention qu'il intitule « carillon sans timbre ni marteau ». Il s'agit d'un minuscule mouvement mécanique actionnant un cylindre en laiton garni de pointes, qui au passage, soulèvent puis relâchent dans un ordre bien défini, des lames en acier parfaitement accordées, pour reproduire un air de musique. Ces lames, en retombant produisent le son.
 
Concernant Notre boîte à musique - Kit ou encore appelée métallophone
Notre boîte à musique (métallophone) est composée d’un rouleau percé de 290 trous dans lesquels l’on peut agencé des chevilles placées suivant la « note » désirée.
Ces chevilles déclenchent ensuite la frappe d’un marteau sur une lame d’aluminium donnant cette note. Ces lames sont coupées selon les principes mathématiques connus afin de pouvoir créer un métallophone.
Les 10 lames d’aluminium successives : do ré mi fa sol la si do ré mi
L’on peut ainsi composer des musiques diverses et variées, cette boîte à musique est directement inspirée de principes mécaniques simples utilisés il y a fort longtemps
 
Notre kit est composé d’un châssis en médium de 12mm de traverses en chêne, de marteaux dits mailloches et déclencheurs en chêne également.
Le rouleau est en hêtre d’un diamètre de 80mm.
Les engrenages sont en medium de 6mm.
Une notice de montage avec plans
Toutes les pièces sont réunies afin de pouvoir monter votre boîte à musique, le niveau de difficulté de montage est très faible, il s’adresse donc aux plus grands nombres d’entre vous
 
voir sur nos onglets catalogue et vidéo/photo   
 


PHOTOTHEQUE